Régie d'Aubin

Mines métalliques de l'Aveyron
Mines métalliques d'Ossès et Banca

111 AQ



Historique (1)

La Compagnie minière et métallurgique du bassin d'Aubin, fondée en 1853 par le comte de Morny et le comte Charles de Séraincourt, réunit les apports de plusieurs sociétés minières et métallurgiques en liquidation (2) et eut pour objectif principal la fabrication de rails pour les compagnies de chemins de fer, et notamment pour la Compagnie des chemins de fer du Centre. Ces établissements furent ensuite pris en charge par la Compagnie du Grand Central, puis, après le démembrement de cette société, en 1857, par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans. Ils furent acquis, en 1881, par la Société des aciéries de France, qui fut elle-même absorbée, en 1929 par la Société de Châtillon, Commentry et Neuves-Maisons. Les mines d'Aubin ont été nationalisées en 1946, et réunies à celles de Decazeville pour former, à l'intérieur des Houillères du bassin d'Aquitaine, le groupe de l'Aveyron.



Modalités d'entrée


De même que les archives des mines et des usines de Decazeville, les documents d'Aubin furent donnés aux Archives nationales en juillet 1962 par les Houillères du bassin d'Aquitaine. Les Archives recueillies correspondent à l'exploitation des mines et des usines par la Société des aciéries de France, à partir de 1882, puis par la Société de Châtillon, Commentry et Neuves-Maisons. Toutefois, quelques dossiers concernant les propriétés, renferment des pièces plus anciennes, remontant parfois à 1789 ; d'autre part la série du copie de lettres "commandes-magasins" des usines couvre la période 1854-1880.

L'inventaire a été réalisé par I. Brot.

Dates extrêmes des documents : 1756-1945
Librement communicable



Présentation des fonds


Trois fonds ont été distingués : Régie d'Aubin, Mines métalliques de l'Aveyron, Mines métalliques d'Ossès et Banca.

 

Dans l'ensemble, on peut déplorer certaines lacunes, dues aux conditions dans lesquelles ces archives ont dû être triées : il s'agissait d'évacuer, d'urgence, le grenier d'un bâtiment en cour de réfection dans lequel elles étaient entreposées. Il a donc fallu travailler rapidement, au milieu des gravats et de nuages de poussière. D'autre part, certains registres, placés sous les lucarnes ou trop près du toit, très abîmés par la pluie, n'ont pu être conservés.


Les dossiers de la direction d'Aubin, assez fragmentaires, ont été retrouvés et regroupés par sujets, en première partie ; il s'agit principalement de statistiques mensuelles de production et de prix de revient, et d'inventaires du matériel et des immeubles. La comptabilité, assez complète jusqu'à 1932, forme la deuxième partie de l'inventaire. Dans la troisième partie, ont été reconstituées les diverses séries d'un copie de lettres très subdivisé, comme celui des établissements de Decazeville (copie de lettres adressées au siége social, copie de lettres commercial, commandes, contentieux etc.). Les mines métalliques de l'arrondissement de Villefranche-de-Rouergue (3), et les mines métalliques d'Ossès et Banca (4), dans les Pyrénées-Atlantiques étaient administrées par une direction locale ; les archives de ces deux services forment les quatrième et cinquième parties de l'inventaire, qui se subdivisent elles-mêmes en deux parties : dossiers méthodiques et copies de lettres.


Signalons enfin, que les archives de l'exploitation d'Aubin de 1852 à 1882, sont conservées dans le fonds de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (60 AQ), déposé aux Archives nationales, et dont la série 111 AQ constitue le prolongement, en ce qui concerne Aubin.



(1)
Pour l'historique de l'exploitation d'Aubin, de 1882 à1929, voir les rapports annuels imprimés de la Société des aciéries de France, cotés 65 AQ K 91 (1), puis ceux de la Société de Châtillon, Commentry et Neuves-Maisons cotés 65 AQ K 46 (2).

(2)
La Compagnie des mines, forges et fonderies d'Aubin, plus connue sous la raison sociale Ferdinand et Louis Riant et Cie, fondée en 1846, fit apport des Houillères du bassin d'Aubin et des forges et des hauts fourneaux récemment créés, tandis que la société E. Mancel et Cie cédait ses concessions de mines métallurgiques de l'Aveyron (cuivre, plomb et argent) et diverses propriétés, voir la copie des statuts de la Société minière et métallurgique du bassin d'Aubin, et celles des différents actes d'apport à cette société dans le registre 60 AQ 346 des Archives nationales  également le rapport annuel imprimé de la Société des aciéries de France de1882, Arch. Nat. 65 AQ K 91 (1).

(3)
Aveyron

(4)
C.Saint-Etienne-de-Baïgorry, arr. Bayonne, Pyrénées-Atlantiques.