Compagnie des mines
fonderies et forges d'Alais
Société civile des houillères de Rochebelle et Trélys
Société minière franco-africaine

100 AQ




Historique

 

La Compagnie des fonderies et forges d'Alais, importante société métallurgique française, remonte à 1827, date à laquelle fut créée, sur l'initiative du maréchal Soult, une société d'exploration chargée de recherches minières dans l'arrondissement d'Alais. Grâce à l'apport de concessions de mines de houille et de fer, deux sociétés furent ensuite constituées en 1829, la Société civile des houillères de Rochebelle et de Trélys, et la Compagnie des fonderies et forges d'Alais ; peu de temps après, cette dernière acquit les droits de la Société civile(1).


La Compagnie devait connaître, dès ses débuts, des difficultés, et en 1835 elle afferma ses usines pour vingt ans à un groupe parisien formé par le banquier Drouillard, l'homme d'affaires Benoist d'Azy et quelques capitalistes (2). Elle changea sa dénomination, en 1873, pour celle de Compagnie des mines forges et fonderies d'Alais, et, en 1890, fit l'acquisition des établissements métallurgiques de Bessèges, appartenant à la Compagnie des fonderies et forges de Terrenoire, laquelle avait pris à bail précédemment l'usine de Tamaris.


Transformée en société anonyme (régie par la loi de 1867) en 1904, la Compagnie d'Alais prit des participations, après la Seconde Guerre mondiale, dans plusieurs sociétés de l'Est et du Nord de la France ; une de ses filiales la Société minière franco-africaine, fondée en 1904, et ayant pour objet l'exploitation de minerais de fer en Algérie et dans les Pyrénées-Orientales fut mise en liquidation en 1936.


Les houillères de Trélys furent nationalisées en 1946 et réunies aux Houillères du bassin des Cévennes (3). En 1960, la société fut transformée en Compagnie industrielle et financière d'Alais ayant parmi ses filiales, la Société des ateliers et fonderies de Tamaris et les Etablissements Neyrpic (4).



Modalités d'entrée


Les archives de la Compagnie des fonderies et forges d'Alais, de la Société civile des houillères de Rochebelle et de Trélys et de la Société minière franco-africaine ont été microfilmées par les Archives nationales grâce à un prêt de documents de la Compagnie industrielle et financière d'Alais.

L'inventaire a été réalisé par I. Brot.

Dates extrêmes des documents : 1829-1949
Communicable sur autorisation



(1)
B. Gille, Recherches sur la formation de la grande entreprise capitaliste (1815-1848), p. 77.

(2)
Ibid., p. 103.

(3)
Dès 1878, la concession de Rochebelle avait été cédée à une société formée par un groupe d'actionnaires de la Compagnie d'Alais. (Cf. 65 AQ K 3, rapport présenté à l'assemblée générale de la Compagnie des mines forges et fonderies d'Alais, le 21 mai 1879).

(4)
Les rapports présentés aux Assemblées générales de la Compagnie des mines forges et fonderies d'Alais sont conservées, pour la période 1872-1921 (avec lacunes) sous la cote 65 AQ K 3 ainsi que les statuts de 1858 et 1874, et le rapport aux assemblées générales ordinaires et extraordinaires du 10 juin 1960. Les statuts de 1960 et la rapport présenté en 1961 à l'assemblée générale de la Compagnie industrielle et financière d'Alais sont cotés 65 AQ K 307.